Jeudi 5 août 21h

Pourquoi les poules préfèrent être élevées en batterie

Théâtre

 

Jérôme Rouger-La Martingale

Ecriture, conception et jeu : Jérôme Rouger

à partir de 12 ans

Durée: 1h15 

 

« Mais pourquoi donc les poules ressentent-elles le besoin de se coller les unes aux autres, dans des conditions qui paraissent pourtant peu enviables ? Le professeur Rouger, directeur de l’école d’agriculture ambulante, aborde lors de cette conférence les questions des droits de la poule et des conditions de vie de l’oeuf. Entre informations scientifiques et propos plus discutables, poule mouillée et chair de poule, cette pseudo conférence investit à la fois le champ de l’absurde et de la métaphysique pour refléter par un regard aigu et décalé des problématiques très actuelles... En spécialiste des allocutions détournées, Jérôme Rouger nous offre un discours d’une drôlerie sans faille, une façon fine et joyeuse de nous interroger sur notre propre condition ! » NB : En fin de séance, si le niveau des élèves le permet, il tentera de résoudre le paradoxe de l’oeuf et de la poule.

Pour La Martingale, il écrit et crée Police Culturelle, pour quatre comédiens, spectacle fondateur de la compagnie dans lequel il joue le rôle de Bruno Delaroche, conseiller responsable des expérimentations au Secrétariat d’Etat à la Démocratisation Culturelle et au Ministère de la Culture. A la fin de la tournée de la Police Culturelle, il crée une intervention solo avec ce personnage de Bruno Delaroche, qu’il développe particulièrement à partir de 2010. Il intervient ainsi au cours d’inaugurations, de présentations ou d’ouvertures de saison, et de cérémonies protocolaires,… (Les Scènes du Jura - L’Agora à Evry - Théâtre Molière, scène nationale de Sète - Le Grand T à Nantes – Equinoxe à Châteauroux…). En 2003, il écrit et joue Trapèze, flânerie verbale humoristique et légèrement féroce menée à vive allure par un comédien et un musicien, joué environ 150 fois, et qui a remporté le premier prix du festival de théâtre solo Coup de Chapeau à Toulouse. En 2005, il crée Furie, histoire d’un comédien qui s’est fait quitter par son spectacle, et poursuit la collaboration avec Jean-Pierre Mesnard pour la mise en scène. La diffusion de Furie est « boostée » par un passage par la Manufacture à Avignon en 2008 et par le Lucernaire à Paris : Le Prato à Lille - Le CarréLes Colonnes à Saint-Médard en Jalles - ONYX à Saint-Herblain - Le Moulin du Roc à Niort... Ce spectacle s’est joué plus de 200 fois. En 2008, il écrit et crée Je me souviens (Le TAP scène nationale de Poitiers - Les Scènes du Jura - Le Moulin du Roc à Niort - l’ACB à Bar le Duc - Le Carré - Les Colonnes à Blanquefort - la Coupe d’Or à Rochefort – ONYX à SaintHerblain – Le Grand T à Nantes...) Plus de 300 représentations à ce jour Sur trois saisons, de 2010 à 2012, Jérôme Rouger crée avec Patrick Ingueneau (musique et jeu) Inoffensif [titre provisoire], un parallèle entre les arcanes de la politique et les coulisses du théâtre, une interrogation sur les enjeux et le rôle du théâtre, après avoir effectué au préalable 14 expériences uniques : Inoffensif – Les expériences sur 10 scènes avec un artiste associé (différent pour chaque expérience). Il écrire et crée en février 2014 une petite forme destinée à être jouée dans des lieux atypiques (amphis,…), Pourquoi les poules préfèrent être élevées en batterie ?, pseudo conférence au cœur de problématiques très actuelles, qui investit à la fois le champ de l’absurde et de la métaphysique... Une joyeuse métaphore de la condition humaine où il incarne le directeur de l’école d’agriculture ambulante. Enfin, il écrit et joue Plaire - Abécédaire de la séduction, créé en janvier 2017 à La Coupe d’Or à Rochefort, au TAP à Poitiers, aux Scènes du Jura... C’est un monologue sur la séduction et sur comment ce besoin, cette envie de plaire peut façonner, modifier, construire, des individus, des systèmes. Jérôme Rouger collabore également avec d’autres compagnies : - en tant que comédien avec Vernisseurs pour Le Musée de Monsieur P. (Aurillac in, scène nationale de Calais) et Joyeuse pagaille urbaine (scènes nationales Annecy, Maubeuge, Créteil, tournées en Europe, Tunisie, Japon, Chine, EAU), - en tant que metteur en scène ou regard extérieur pour le spectacle Vigiles de Théâtre Group’… Il est aussi régulièrement maître de cérémonie pour diverses manifestations : la Goguette d’Enfer, le festival de cinéma Takavoir, les sessions Au slam citoyen (avec Itinéraires bis),… Enfin, il fut tromboniste au sein de L’Etrange Gonzo (scènes nationales de Poitiers, de Niort, fête de l’Humanité,…), Il a codirigé Ah ? festival de théâtre de Parthenay de 2003 à 2009, et depuis 2010, Jérôme Rouger est directeur artistique du Printemps de la Martingale et du Dis Donc, un rallye annuel de lecture théâtral sans spectateur dont le principe est de lire des pièces en compagnie de leur auteur et/ou d’un comédien ou metteur en scène (ce sont les gens présents qui lisent). A la rentrée 2012, il est chargé d’enseignement en master 2 mise en scène et scénographie à l’Université Michel de Montaigne Bordeaux III. En 2013, le Prix Philippe Avron lui est remis à la SACD. Ecriture, conception et jeu Jérôme Rouger Chargé de production Guillaume Rouger Comédien et multiinstrumentiste Patrick Ingueneau Infographie Maxime Debernard Administration Communication Agnès Rambaud J

Compagnie théâtrale professionnelle fondée en 1998 autour du travail de Jérôme Rouger et basée à Poitiers (86), La Martingale mène depuis sa création un projet tourné vers l’émancipation du citoyen, et essaye d’éveiller des consciences (en commençant par la sienne...). Partant du constat que les affects tristes sont en général ceux qui empêchent d’agir, la Martingale place ses activités sous le signe de la joie, du panache et d’une certaine forme d’irrévérence. Autour du travail de Jérôme Rouger et de Patrick Ingueneau, les spectacles de la Martingale parlent ainsi d’identité, interrogent la manipulation, la domination, les codes sociaux, les codes du spectacle, s’intéressent à leur transgression, explorent les rapports acteurs/spectateurs, art/ société, et s’interrogent sur les « fonctions » du théâtre et de l’art en général. Cela passe régulièrement par l’exploration de nouveaux territoires artistiques : performances, théâtre de rue, interventions impromptues,.. Depuis sa création, la compagnie mène également un important travail d’infusion culturelle sur son territoire : festival Ah (jusqu’en 2010), et depuis 2010, le Printemps de la Martingale, la Nuit des chanteurs seuls, et le Dis Donc !, un rallye de lecture théâtrale en présence des auteurs des pièces, et où il n’y a pas de spectateur. Chaque personne présente lit.

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Presse

Télérama

La France est le premier producteur européen d’œufs et les Français en consomment en moyenne 230 par an. Mais combien se soucient du confort des poules pondeuses élevées en cage ? Qui s’inquiète de savoir si elles ont disposé de leur espace vital de 750 centimètres carrés, soit à peine plus qu’une feuille A4 ? Fort d’informations et de données scientifiques, le directeur de l’Ecole d’agriculture ambulante donne une conférence sur les droits et les conditions de vie des poules. Cet été, au festival de Pougne-Hérisson, nous l’écoutions comme de bons élèves mais, très vite, nos rires sont venus contredire le sérieux de l’allocution. Car l’éminent conférencier n’est autre que le truculent conteur Jérôme Rouger. Habile en boniments, philosophe de l’absurde, maître du double sens, il fait de ce spectacle hors norme, parfaitement maîtrisé dans la moindre nuance de jeu, un monument de l’humour. Irrésistible !

Thierry Voisin

Culture box

Entre la poule et l’oeuf, Jérôme Rouger couve un humour hors norme. «Pourquoi les poules aiment être élevées en batterie». A cette épineuse question qui est aussi le titre de son spectacle, Jérôme Rouger offre une réponse originale. Dans une pseudo-conférence, le comédien mélange informations scientifiques et humour absurde. Mêler le sérieux à l’humour, c’est un peu la marque de fabrique de Jérôme Rouger. Ce comédien originaire des Deux-Sèvres et cocréateur de la compagnie La Martingale s’est fait remarquer avec des spectacles qui abordent via une écriture ciselée des problèmes très actuels, le tout garni d’un humour décapant mais jamais cynique. Ce n’est donc pas un hasard si Jérôme Rouger a reçu en 2013 le Prix Philippe Avron qui récompense chaque année un auteur-interprète dont le spectacle répond aux mêmes exigences de qualité d’écriture, d’interprétation et d’humour que les spectacles de Philippe Avron.

Chrystel Chabert

Jérôme Rouger

La martingale

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